Eerste divisie

Eerste divisie (på dansk: 1. division) eller Jupiler League (efter sponsoren) er den næstbedste professionelle fodboldliga i Holland. Vinderen rykker op i Eredivisie sells goalkeeper clothing, mens otte andre hold indgår i en kvalifikationsturnering stainless steel water bottle straw. Det sidstplacerede hold kan rykke ned til Topklasse, hvis vinderen af den række rykker op: Vinderen af Topklasse rykker op til Eerste divisie water bottle backpack running, hvis klubben kan og vil opfylde betingelserne for det – der er krav til antal professionelle spillere, til stadion og til klubbens forretningsplan.

¹ Blauw-Wit, De Volewijckers og DWS fusionerede under navnet FC Amsterdam, nu FC Blauw-Wit Amsterdam (amatører)
² Fortuna 54 fusionerede med Sittardia og dannede FSC, som senere fik navnet Fortuna Sittard
³ ADO fusionerede med Holland Sport og dannede FC Den Haag, der senere skiftede navn til ADO Den Haag
4 Schiedamse Voetbal Vereniging (SVV) og Drecht Steden 79 (DS’79) fusionerede under navnet SVV/Dordecht’90, nu FC Dordrecht

Sumène (affluent de la Loire)

La Sumène est une petite rivière dans la Haute-Loire, affluent de rive droite de la Loire

La Sumène, longue de vingt-cinq kilomètres, est une rivière torrentielle qui prend sa source sur le Massif du Meygal dans la commune de Queyrières au nord-est du village de Monedeyres, près du lieu-dit les Chalayes, et à moins d’un kilomètre au nord-est du Mont Chabrier (1 230 m), à 1 185 m d’altitude.

Puis elle traverse les communes de Saint-Julien-Chapteuil, de Saint-Pierre-Eynac, où elle passe au pied de la butte d’Eynac, et de Blavozy où se trouve le Pont-de-Sumène water proof phone, construit en 1359.

La Sumène touche encore la commune de Saint-Germain-Laprade et se jette dans la Loire, rive droite, au sud du hameau de Peyredeyre, commune de Chaspinhac, à l’altitude 582 mètres.

Dans le seul département de la Haute-Loire, la Sumène traverse six communes et trois cantons :

Soit en termes de cantons, la Sumène prend sa source dans le canton de Saint-Julien-Chapteuil thermos coffee bottle, traverse le canton du Puy-en-Velay-Est conflue dans le canton du Puy-en-Velay-Nord dans l’arrondissement du Puy-en-Velay.

La Sumène a neuf affluents référencés dont :

Une station hydrologique est implantée à Blavozy. Le débit moyen calculé sur 4003 jours est d’environ 3,5 m3/s.

Le débit instantané maximal a été de 162 m3/s le pour un débit journalier maximal de 77,10 m3/s le même jour.

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Histoire du Zimbabwe

L’histoire du Zimbabwe remonte à l’âge de la pierre, époque des plus anciennes traces de peuplement humain. L’existence d’anciennes civilisations développées durant la seconde moitié du Moyen Âge est attestée par des vestiges archéologiques d’importance.

Si les Portugais sont les premiers Européens à s’aventurer dans le territoire au XVIe siècle, ce n’est qu’à partir de 1890 que la colonisation commence. La région est sous influence britannique. Le territoire prend alors le nom de Rhodésie du Sud jusqu’en 1965, puis, après l’indépendance de la Rhodésie du Nord devenue Zambie, de Rhodésie jusqu’à la fin du régime ségrégationniste.

Le , la Rhodésie devient un État indépendant sous le nom de Zimbabwe (« Maison de pierre »).

Les Khoïsan sont les plus anciens habitants du pays et leur présence attestée en Afrique australe remonte à plus de 8 000 ans avant le début de notre ère. Essentiellement des agriculteurs, leur présence est attestée par les œuvres pictorales préhistoriques que l’on retrouve dans quantité de sites de cette région du monde.

Les premiers artisans du fer et agriculteurs de type bantous sont les Gokomere, arrivés d’Afrique centrale vers 500 sur le site du futur « Grand Zimbabwe ».

Entre le Ve et le Xe siècle, les Gokomere et leurs successeurs mirent en œuvre les techniques d’extractions de l’or et produisirent quantités d’objets en céramiques, des bijoux, des sculptures en stéatite et des étoffes de bonne qualité. Ces groupes étaient cependant avant tout des éleveurs de bétail en enclos. Ils dominèrent les groupes Sans antérieurs qui émigrèrent vers l’ouest quand ils n’étaient pas réduits en esclavage.

C’est entre le IXe et le XIIIe siècle qu’une civilisation édifia le monument de pierre de « Grand Zimbabwe », à l’origine de la civilisation shona (le monument a longtemps fait l’objet de polémiques sur son origine). Les fondateurs du « Grand Zimbabwe », près de Masvingo, étaient sans nul doute des bantous qui entretenaient des contacts commerciaux avec les commerçants arabes de la côte orientale de l’Afrique, plus particulièrement ceux établis dans l’actuel Mozambique. La cité elle-même de Grand Zimbabwe devait accueillir jusqu’à 20 000 habitants et son organisation sociale était structurée autour d’un roi, d’une caste dirigeante et d’une armée. L’influence de cette dynastie déclina soudainement au cours du XVe siècle sans doute sous l’influence de la surpopulation, de l’épuisement des pâturages, de la contestation populaire et de la fragmentation du royaume.

Vers 1420, des membres issus de la civilisation de Grand Zimbabwe fondent un état shona plus au nord, le royaume du roi Mwene Mutapa (« Le Grand Maraudeur »), connu sous le nom de Monomotapa, qui va prospérer jusqu’en 1629 alors qu’une autre dynastie, les Torwa, s’établit à Khami.

Vers 1440, l’empire de Monomatapa sous le règne du roi Mutota s’étendait à peu près sur le plateau de l’actuel Zimbabwe mais aussi sur une partie non négligeable de l’actuel Mozambique. Les ressources de cet empire reposaient essentiellement sur le contrôle des routes commerciales qui le reliait à la côte et sur les industries premières (or, fer, cuivre, ivoire, coton, agriculture) dont les extractions étaient revendues aux commerçants arabes et swahilis.

Le royaume shona des Torwa émergea vers 1480 et fut considéré comme le successeur direct du « Grand Zimbabwe ». Il prospéra grâce au commerce du bétail et de l’or.

Au début du XVIe siècle, l’arrivée des Portugais sur la côte mozambicaine réduit à néant le trafic commercial avec les peuples de Zimbabwe. Plusieurs escarmouches ont lieu entre les natifs de l’intérieur et les contingents militaires envoyés dans la colonie du Mozambique. Les négociants portugais et swahilis parvinrent également à jouer des rivalités entre tribus pour tenter de s’imposer et de s’emparer de tout l’or qu’ils trouvaient.

En 1629, le roi Mwene Mutapa Kapararidze échoua à fédérer les tribus indigènes contre les Portugais. Il fut déposé et remplacé par Mwene Mutapa Mavura, un vassal à la solde des Portugais. À la suite de plusieurs renversements d’alliances et de rébellion, c’est en 1690 que les Portugais, qui avaient investi le plateau rhodésien, sont finalement expulsés par les troupes du Monomatapa. Mais le domaine de l’ancien empire est dorénavant limité à la vallée du Zambèze (ainsi fragilisé, il s’effondre définitivement à la fin du XIXe siècle, victime des raids britanniques et portugais) alors que la dynastie Torwa est absorbée en 1684 par le clan Changamire, lequel fonde l’empire Rozwi.

Ce nouvel empire Rozvi surgit ainsi sur les décombres du royaume des Torwa, représentant près de la moitié du Zimbabwe actuel. Celui-ci va s’effondrer à son tour au milieu du XIXe siècle, victime indirecte des guerres zoulous menées au Natal et dans le futur Transvaal.

En 1823, Mzilikazi, chef du clan Xumalo et lieutenant du roi zoulou Shaka entre en rébellion contre son monarque. Condamné à une mort certaine, il parvint à fuir le Zoulouland avec sa tribu. Après avoir gagné le Mozambique, il traverse les terres du futur Transvaal, poursuivi par les Impis du roi zoulou. Sa fuite le conduit dans le futur Botswana où il rencontre le missionnaire Robert Moffat avec qui il se lie d’amitié. Puis Mzilikazi continue vers le nord, jusque dans l’actuelle Zambie. Sur son passage, il pille, massacre et assujetti les populations locales. La réputation de Mzilikazi lui attire de nombreux guerriers qui rejoignent son armée ndébélée (« ceux qui disparaissent sous leur longs boucliers »). Refoulé de Zambie par la nation Kololo, il finit par s’établir définitivement dans le sud-ouest de l’actuel Zimbabwe vers 1840. C’est près des collines « Amatobos » (« les crânes chauves ») qu’il installe sa capitale, Inyati.

Ses troupes mettent un terme définitif à l’empire Rozwi (déjà moribond depuis les raids des armées ngunis de Soshangane et Zwangendaba en 1834), assujettissent les tribus locales shonas et imposent le mode de vie zoulou aux quatre coins de son nouvel empire du Matabéléland. C’est alors un état militaire centralisé sur le modèle de celui fondé par Shaka. Il parvient ainsi à repousser les incursions boers entre 1847 et 1851 et signe un accord de paix et de reconnaissance mutuelle avec la république sud-africaine du Transvaal en 1852.

En 1854, l’explorateur David Livingstone découvre les chutes Victoria. Il tente quelques années plus tard de remonter le cours du fleuve Zambèze. L’expédition durera de mars 1858 à la mi-1864, et se soldera par un échec et la mort par dysenterie de sa femme, le .

En 1859, Mzilikazi autorise Robert Moffat et son fils John à fonder non loin de Bulawayo une mission pour le compte de la Société missionnaire de Londres. Il refuse cependant la conversion au christianisme.

Le , Lobengula succède à son père après avoir écarté ses rivaux. Il est couronné le et déplace la capitale du Matabéléland à Bulawayo. Le début de son règne est marqué par l’influence européenne dont il adopte le style vestimentaire. Mais dans les années 1880, les relations avec le gouvernement britannique se détériorent, l’amenant à revenir à sa culture d’origine.

C’est dans les années 1870 que plusieurs aventuriers européens explorent les territoires ndébélés et shonas. Frederick Selous découvre d’anciennes mines d’or, le peintre Thomas Baines découvre de l’or au Mashonaland et Adam Render révèle au monde l’existence des ruines du « Grand Zimbabwe ».

En 1888, le roi ndébélé Lobengula, abusé par ses conseillers anglophones, « concédait » des droits miniers à la British South Africa Company (BSAC) de Cecil Rhodes, sur les territoires du Matabeleland, au sud du fleuve Zambèze. Croyant signer un droit de passage[réf. nécessaire], il paraphait en fait l’annexion de son royaume. La BSAC obtenait ensuite du gouvernement britannique une charte l’autorisant à administrer les territoires conquis en Afrique australe.

En 1890, la Pioneer Column dirigée par Leander Starr Jameson et conduit par Frederick Selous débutait l’entreprise de colonisation avec la fondation de Fort Salisbury, qui deviendra plus tard Harare, la capitale du pays.

En novembre 1893, les troupes ndébélés de Lobengula, entrées en guerre contre les Britanniques, étaient vaincues. Bulawayo, la capitale Ndébélé, incendiée par Lobengula en fuite, était capturée. Le roi ndébélé décédait six mois plus tard de la variole.

En 1895, les territoires gérés par la BSAC furent alors divisés en Zambézie du Nord et Zambézie du Sud. La première fut ensuite partagée pour devenir la Rhodésie du Nord et le Nyassaland alors que la seconde prenait le nom de Rhodésie du Sud. Leur nom de baptême rendait hommage à Cecil Rhodes.

En janvier 1896, les ndébélés déclenchèrent la « Chimurenga » (rébellion ou guerre de libération) pour protester contre leurs conditions de vie imposées par les Britanniques. À la suite d’une vague de crimes sans précédent contre les blancs des districts isolés du Matabéléland, les colons se réfugièrent dans les enceintes de Bulawayo, Gwelo, Belingwe et Tuli. En juin, le Mashonaland était gagné par la révolte. Les troupes impériales britanniques, stationnées ordinairement au Natal, eurent la charge de dégager Bulawayo et les villes assiégées. Sous les pressions du gouvernement de Londres, Rhodes, résistant à l’appel à l’extermination demandé par les colons, vint en personne, au milieu des collines de Matopos, négocier un armistice avec les chefs Ndébélés le . Deux mois plus tard, la paix était signée. Les shonas continuèrent de résister mais en vain.

Par ordre en concile du , un conseil exécutif et un conseil législatif furent créés pour concilier les intérêts des colons et de la BSAC.

Par ailleurs, des réserves avaient été créées à l’usage exclusif des indigènes où aucun Européen ne pouvait pénétrer à l’exception des autorités civiles et des missionnaires. Ces derniers approuvaient cette ségrégation territoriale car ils y voyaient des « terres de mission » où ils pouvaient construire des écoles, des dispensaires, des hôpitaux, des fermes, des églises et enseigner la religion du Christ.

En 1902, Cecil Rhodes mourait au Cap. Il était enterré sur les monts Matopo, près de Bulawayo, salués par des centaines de guerriers matabélés.

En 1914, la charte de la BSAC arriva à terme. Les colons parvinrent à ce qu’elle soit renouvelée pour 10 ans avec une clause réservée prévoyant l’autonomie des territoires avant la fin de la décennie.

En une petite trentaine d’années, les colons étaient parvenus à construire des villes, à ouvrir des routes, défricher la brousse et irriguer des terres arides. Le chemin de fer qui partait du Cap avait relié Bulawayo dès 1890, puis franchit les Chutes Victoria pour atteindre le Katanga en 1907. Des lignes indépendantes relaient Bulawayo, Salisbury et Beira au Mozambique. Des mines d’or, d’amiante, de charbon et de chrome furent mises en exploitation alors que, tout comme l’élevage bovin, l’agriculture (tabac, céréales) se développait.

Les shonas et les ndébélés ne profitaient que très peu de cette expansion économique et industrielle et continuaient à vivre selon une économie traditionnelle, ne retirant de la terre que le nécessaire à leur survie. Cependant, les colons, trop peu nombreux, étaient tributaires de leur force de travail. Le Masters and Servants Act du institua ainsi des contrats de travail, écrits ou oraux, conclus pour un mois, sans salaire minimum garanti.

En 1922, après de violentes querelles entre colons et la BSAC, les Blancs de Rhodésie réclamèrent leur émancipation et l’autonomie politique. Consultés par référendum, ils écartèrent le rattachement à l’Afrique du Sud.

En 1923, la Rhodésie du Sud devint une colonie de la Couronne britannique. Un gouvernement autonome, dirigé par Charles Coghlan, était chargé à Salisbury, la capitale, de la gestion du territoire alors que la Rhodésie du Nord et le Nyassaland demeuraient sous le contrôle du Colonial Office. Le parlement britannique conservait le droit d’intervenir dans la législation interne au titre des clauses réservées (dont celui au titre de la protection des droits indigènes). Le but était de transformer la Rhodésie du Sud, dont la population blanche était nettement plus importante, en un dominion comparable à l’Union de l’Afrique du Sud. Bien que la colonie fût encore officiellement non raciale, le droit de vote se fondait sur la citoyenneté britannique et les revenus annuels, des conditions que très peu de Noirs pouvaient remplir.

Dans les années 1930, un régime ségrégationniste fut officiellement instauré avec la loi de répartition des terres (Land apportionnement Act) alors qu’en 1934, une loi établissait une législation sociale ségrégationniste, interdisant aux Noirs l’accès à certaines professions ou l’implantation dans des zones déclarées blanches. Ainsi le territoire était divisé entre zone blanche, les réserves, les fonds d’achat indigène, les terres des missions et les terres de la couronne. Au total, la superficie allouée aux Noirs était sensiblement égale à celles des Blancs mais ces derniers étaient dix fois moins nombreux que les Africains. La réserve indigène allait cependant se révéler totalement insuffisante pour une population en pleine croissance démographique.

L’opposition africaine à cette politique ségrégationniste se constitua lentement et ce n’est que dans les années 1940 qu’elle vit le jour, d’autant plus que le développement économique de la Rhodésie du Sud avait considérablement accru le revenu national brut de la colonie mais les 3/4 de celui-ci allaient au secteur blanc contre 1/4 au secteur noir (92 % de la population). Ainsi en 1949, une enquête de l’ONU révéla que la Rhodésie du Sud était l’un des territoires où la disparité des revenus était l’une des plus élevées du monde, où le revenu annuel d’un africain était de 31 $ contre 1 170 $ pour un rhodésien d’origine européenne.

Contrairement à leurs compatriotes de Rhodésie du Nord, les Noirs de Rhodésie du Sud ne jouissaient pas du droit de grève, ne pouvaient adhérer à un syndicat ou à un parti politique et leurs droits fonciers étaient peu respectés.

Au début des années 1950, la Rhodésie du Sud comptait alors plus de deux millions d’habitants dont 200 000 Blancs (soit précisément un Blanc pour 13 Noirs) .

En 1953, le statut des territoires rhodésiens change de nouveau avec leur intégration dans la Fédération d’Afrique centrale. Le gouvernement britannique choisit ainsi d’expérimenter une union administrative et économique de ses colonies d’Afrique centrale en les réunissant sous le contrôle d’un gouvernement fédéral avec pour objectif le développement économique de la région et tenter de mettre un frein aux aspirations nationalistes des Noirs. Ceux-ci disposaient théoriquement du droit de vote mais les conditions pour y accéder étaient tellement drastiques que moins de mille d’entre eux possédaient alors une carte d’électeur.

Le poste de premier Premier ministre de la fédération revint à Sir Godfrey Huggins (Lord Malvern) alors qu’en Rhodésie du Sud, c’est Garfield Todd, un libéral, fédéraliste, partisan de l’accession au pouvoir en douceur de la majorité noire, et opposant à la discrimination raciale qui arrive au pouvoir.

En 1955, lord Malvern fut remplacé par Roy Welensky à la tête du gouvernement fédéral.

En 1958, Garfield Todd, désavoué par son parti après avoir tenté d’accroître le corps électoral des Noirs de 2 à 16 %, démissionne et est remplacé par un partisan de la ségrégation, Edgar Whitehead alors que les dirigeants noirs sont de plus en plus hostiles au système de la fédération.

Dès 1959, l’état d’urgence fut proclamé dans chacune des 3 colonies.

En 1960, lors de la conférence sur la révision de la constitution fédérale provisoire de 1953, les représentants africains dénoncèrent l’intransigeance et le racisme des colons blancs de Rhodésie du Sud. Ils engagèrent alors des pourparlers directs avec le gouvernement britannique pour obtenir l’indépendance des 3 colonies.

En juillet 1961, une nouvelle constitution fut proposée par référendum aux 80 000 électeurs sud-rhodésiens. Elle fut approuvée par les seuls électeurs blancs alors que les 4 000 électeurs noirs s’abstenaient.

Le dirigeant nationaliste noir, Joshua Nkomo, créait alors la Zimbabwe African People’s Union (ZAPU) alors que peu de temps après, un autre dirigeant noir, Robert Mugabe, fondait la Zimbabwe African National Union (ZANU). Tous deux réclamaient l’égalité raciale, le droit de vote et l’indépendance du pays qu’ils appelleraient Zimbabwe en référence aux ruines pré-coloniales de « Grand Zimbabwe ».

En mars 1962, le Front rhodésien (Rhodesian Front – RF) est créé par des Blancs conservateurs. En décembre 1962, ce RF, emmené par Winston Field, remporta les élections générales sud-rhodésiennes.

Au début de l’année 1963, la Grande-Bretagne reconnaissait le droit au Nyassaland de quitter la fédération désormais condamnée. Le , la même décision fut prise pour la Rhodésie du Nord.

Le , la fédération de Rhodésie et de Nyassaland était officiellement dissoute.

En 1964, la Rhodésie du Sud était redevenue une colonie autonome. Ian Smith, un vétéran de la seconde guerre mondiale, avait succédé à Field à la direction du gouvernement le avec la mission de maintenir les privilèges de la minorité blanche (8 % de la population).

Après les indépendances du Nyassaland (rebaptisé Malawi) et de la Rhodésie du Nord (Zambie), Smith obtint de ses électeurs un blanc-seing pour négocier l’avenir de la Rhodésie par le biais d’un référendum, par le soutien obtenu des grands chefs de tribus puis par la victoire totale du Front Rhodésien aux élections générales du .

Mais les négociations tournèrent court avec le gouvernement britannique. Pour éviter une indépendance imposée par Londres, le gouvernement colonial prit alors l’initiative le de déclarer unilatéralement son indépendance (Unilateral Declaration Of Independance – UDI).

Le gouvernement britannique non seulement déclara l’UDI illégale mais il prononça la dissolution du gouvernement rhodésien et la reprise directe du contrôle de l’administration de sa colonie par le gouverneur général. Ses décisions n’eurent cependant aucun effet à l’intérieur des frontières de la Rhodésie. Le Royaume-Uni s’en remit alors à l’ONU et prôna des sanctions économiques « non punitives ». Aux Nations unies, les résolutions se succédèrent condamnant fermement l’UDI et enjoignant les gouvernements à ne pas reconnaître le nouvel État. En 1968, la première résolution imposant des sanctions obligatoires totales fut votée par le Conseil de sécurité, mais certains États, comme l’Afrique du Sud, le Portugal, Israël où les États-Unis prirent des dispositions non contraignantes permettant de contourner ces sanctions.

Le , la république est proclamée en Rhodésie, sur le modèle du régime parlementaire de Westminster. Les critères pour être électeurs étant très stricts, il n’y avait en 1970 que 8 000 Africains (sur 5 millions) bénéficiant du droit de vote afin d’élire 16 députés noirs alors que 82 300 Blancs (sur 256 000 Rhodésiens) élisaient 50 députés blancs. Cette iniquité civique se retrouvait dans la répartition géographique du territoire où 7 % de Blancs détenaient 49 % des terres. Les 92 % restant de la population (les Noirs) se partageaient 51 % de terres au titre des « réserves indigènes ». Les mouvements noirs de libération étaient interdits et leurs chefs régulièrement emprisonnés.

Les Nations unies continuèrent d’organiser l’isolement international de la Rhodésie mais de nombreux États et des sociétés internationales contournaient discrètement les sanctions. La richesse du sous-sol rhodésien en métaux rares était utile pour les industries occidentales.

En 1971, un accord semblait intervenir entre la Grande-Bretagne et la Rhodésie concernant le statut du territoire. Ce projet prévoyait la diminution progressive de la ségrégation raciale jusqu’à son abolition complète, l’extension rapide du droit de vote aux Africains et leur participation progressive aux affaires politiques du pays. En janvier 1972, une commission royale vérifia si le projet recevait l’accord de toute la population de Rhodésie. Dans son rapport, elle répondit négativement, constatant que si 98 % de la population blanche était favorable, de même que la quasi-totalité des chefs tribaux, le projet était cependant rejeté par la grande majorité des Noirs. Il se trouva alors enterré.

Le , John Vorster, premier ministre d’Afrique du Sud et Kenneth Kaunda, président de la Zambie, entreprenaient de concert une rencontre au sommet entre Ian Smith et les dirigeants noirs des mouvements de guérilla dont la lutte s’était intensifiée depuis 1972. La rencontre eut lieu dans un wagon sud-africain stationné sur un pont situé au-dessus des chutes Victoria à la frontière entre la Zambie et la Rhodésie. Au bout de neuf heures d’entretien, cette conférence entre Smith, Abel Muzorewa, Joshua Nkomo, le révérend Ndabaningi Sitholé, et Robert Mugabe se solda par un échec.

En 1976, soutenu par les États-Unis, Vorster, inquiet de l’évolution politique de l’Angola et du Mozambique deux anciennes colonies portugaises indépendantes depuis l’année précédente entreprit de convaincre Smith d’accepter un compromis avec les nationalistes noirs modérés. Ce compromis débouche sur les accords de Salisbury du , signés entre Ian Smith et trois dirigeants africains modérés. Le , le premier gouvernement multiracial de Rhodésie était formé avec un conseil exécutif réunissant les signataires de l’accord.

En septembre 1978, la situation sur le terrain dégénère démontrant la vulnérabilité de la société civile. Ainsi, le 3 septembre, un avion de ligne d’Air Rhodesia, avec à son bord 59 passagers et membres d’équipage, est abattu peu de temps après son décollage de l’aéroport du lac Kariba par des missiles sol-air tirés par la guérilla de la ZIPRA. Sur les 18 survivants, 10 sont ensuite massacrés à la kalachnikov par les membres de la guérilla . Joshua Nkomo revendiqua la destruction en vol de l’avion mais nia que les survivants aient été abattus par ses hommes.

En janvier 1979, une nouvelle constitution est ratifiée par les 3 % de Rhodésiens blancs. Ceux-ci disposeraient d’un quota de 28 sièges de députés sur 100. La constitution fut néanmoins désavouée par tous les autres mouvements noirs, les Nations unies et la Grande-Bretagne.

En avril 1979, les premières élections multiraciales eurent lieu. Le parti d’Abel Muzorewa remporta 51 des 100 sièges alors que le Front rhodésien remportait les 28 sièges réservés aux Blancs.

Le 1er juin 1979, Abel Muzorewa devenait le premier Premier ministre noir de la nouvelle Zimbabwe-Rhodésie Le premier président noir nommé fut Josiah Gumede et succéda au dernier président blanc du pays et un nouveau drapeau national adopté en septembre.

Ian Smith restait ministre dans le nouveau gouvernement qui comprenait 12 ministres noirs et 5 ministres blancs.

Pour l’Afrique du Sud, il s’agissait d’un gouvernement noir modéré mais pour les Nations unies, ce n’était qu’un nouveau régime discrédité et illégitime. L’absence de reconnaissance internationale et la pression de la guérilla empêcha le nouveau gouvernement d’assoir sa légitimité d’autant plus que Smith restait l’homme fort du régime au sein du gouvernement.

Aux États-Unis et au Royaume-Uni, ce n’était que de justesse cependant que les demandes de levée des sanctions contre la Rhodésie étaient rejetées. Aux États-Unis, c’est d’ailleurs le président Jimmy Carter qui refusa la levée des sanctions pourtant votée par le Sénat américain le par 75 voix contre 19. Le Sénat tenta de passer outre mais la Chambre des représentants rejoignit la position du président américain qui estimait que les élections d’avril 1979 n’avaient été « ni équitables ni justes ce qu’il confirma de vive voix à Muzorewa lors de sa visite à Washington le 11 juillet 1979.

Au Royaume-Uni, Lord Carrington, le nouveau secrétaire britannique au Foreign Office, déclara pourtant que le gouvernement de Muzorewa était « l’autorité légitime » de la Rhodésie du Sud et qu’il fallait l’aider.

Constatant l’échec de son projet de constellation d’États amis, le gouvernement du nouveau premier ministre sud-africain Pieter Willem Botha poussa alors Muzorewa et Smith à revenir de nouveau à la table des négociations avec le Royaume-Uni et les autres partis noirs d’oppositions.

Si les sanctions ne firent pas plier la Rhodésie du Sud, elles l’avaient considérablement affaiblie au bout de quinze ans. De plus, le harcèlement des mouvements de guérilla avait fini par lasser une population blanche dont le solde migratoire était devenu négatif depuis 1975.

En septembre 1979 s’ouvrirent des négociations au Royaume-Uni entre le gouvernement britannique, le gouvernement de Muzorewa et les mouvements de libération noir (ZANU, ZAPU, etc). Les négociations sont ardues et pour éviter tout blocage, notamment de la part du Front patriotique, le parlement britannique vota en novembre une loi conférant au gouvernement britannique le droit d’amener unilatéralement le Zimbabwe-Rhodésie vers l’indépendance.

Au 30 novembre, la guerre du Bush de Rhodésie du Sud avait déjà fait 19 500 victimes chez les Noirs (10 300 guérilleros et 7 500 civils) et 953 victimes chez les Blancs et les forces de sécurité (480 soldats sud-rhodésiens blancs ou noirs, 473 civils blancs).

Le , dix ans après le début de la guérilla et vingt mille morts, l’ex-colonie rebelle accepta qu’un nouveau gouverneur soit nommé mettant fin à 14 années d’indépendance convulsive. Le gouvernement britannique nomma Lord Soames gouverneur général de la colonie de Rhodésie du Sud avec les pleins pouvoirs.

L’Union Jack était de nouveau hissé à Salisbury en lieu et place du drapeau de Zimbabwe-Rhodésie marquant le retour effectif de la souveraineté britannique sur sa colonie rebelle. La Grande-Bretagne regagne ainsi son prestige entamé par deux guerres mondiales et la décolonisation.

Les négociations constitutionnelles ouvertes à Lancaster House depuis septembre au Royaume-Uni sous l’égide de Lord Carrington, ministre de Margaret Thatcher, aboutissaient à un accord entre Ian Smith, Muzorewa et les chefs de la ZANU et du ZAPU.

Le 21 décembre 1979, les accords de Lancaster House prévoyaient l’instauration d’un régime parlementaire, le maintien au parlement pendant sept ans de vingt sièges sur cent réservés aux Blancs et l’interdiction pendant dix ans de procéder à une nationalisation forcée de la propriété privée. Cependant, une redistribution pacifique des terres avec indemnisation conséquente était encouragée, avec les garanties apportées par le Royaume-Uni. Les accords de Lancaster House furent ratifiées par la Chambre des communes sous le nom de Zimbabwe Act alors que le conseil de sécurité des Nations unies décidait parallèlement de la levée de toutes les sanctions votées contre la Rhodésie du Sud.

Une amnistie générale fut proclamée empêchant toute poursuite au Royaume-Uni pour des actes commis en Rhodésie du Sud entre le 11 novembre 1965 et le 12 décembre 1979.

Le cessez-le-feu entra en vigueur à partir du 28 décembre 1979 et fut effectif à partir du 4 janvier 1980 sous le contrôle de 1 200 hommes du contingent du Commonwealth. Le 6 janvier 1980, l’armée sud-rhodésienne fut autorisée à assister la police dans le maintien de l’ordre à la suite de la persistance de l’insécurité et du développement du banditisme.

À partir du 21 janvier 1980, quelque 240 000 réfugiés dans les pays limitrophes commencèrent à rejoindre la Rhodésie du Sud alors que 18 500 guérilléros rejoignaient les seize points de ralliements désignés pour leur assignation.

La campagne électorale limitée à six semaines fut traversée d’actes de violence et d’intimidation de la part du parti de Robert Mugabe. Soames choisit cependant de ne pas disqualifier le ZANU de Mugabe alors même que l’accord de Lancaster House prévoyait d’écarter les partis se livrant à l’intimidation. Robert Mugabe fut par ailleurs l’objet de deux tentatives d’assassinat.

Les élections eurent lieu le 14 février 1980 pour les vingt sièges réservés à la population blanche remportées dans leur totalité par le Front rhodésien de Ian Smith.

Du 27 au 29 février 1980, le vote se tint pour les 80 sièges réservés aux Noirs. Le président de Tanzanie, Julius Nyerere, dans l’attente du résultat définitif des élections, prévint alors qu’il ne reconnaîtrait qu’un gouvernement issu du Front patriotique et en aucun cas issu du Zimbabwe-Rhodésie. À la surprise générale[réf. nécessaire], ce fut le parti le plus radical, le ZANU-Front patriotique de Robert Mugabe, qui remporta l’élection avec 62,9 % des voix (57 sièges) reléguant loin derrière son rival de la ZAPU de Joshua Nkomo (25 % des voix et 20 sièges) ainsi que l’UANC d’Abel Muzorewa (8 % des suffrages et 3 sièges).

Le 4 mars 1980, Robert Mugabe, un chrétien marxiste, fut désigné pour le poste de Premier ministre par Lord Soames. Il constitua un gouvernement de Front national incluant deux Blancs : Dennis Norman à la tête du ministère de l’Agriculture et David Smith à la direction du ministère de l’industrie et du Commerce. Un accord avait été trouvé dans la nuit avec la minorité blanche (toujours dirigée par Ian Smith) permettant le maintien de blancs dans le gouvernement et l’administration, en contrepartie de quoi les préparatifs d’un coup d’état menée par l’armée et la police blanche furent annulés. Alec Smith, le propre fils de Ian Smith fut l’un des artisans de cet accord.

Le 18 avril 1980, l’ancienne Rhodésie du Sud accédait une nouvelle fois à l’indépendance sous le nouveau nom de Zimbabwe. Le nouvel État fut accueilli chaleureusement par la communauté internationale. Le nouveau président de la République du Zimbabwe était Canaan Banana, un modéré.

Le Zimbabwe rejoignait immédiatement les Nations unies puis le Commonwealth et dès septembre 1980, rompit ses relations diplomatiques avec l’Afrique du Sud tout en maintenant des relations économiques et commerciales assez étroites.

Le nouveau gouvernement de Robert Mugabe donnait une impression d’unité nationale. Deux Blancs, par ailleurs anciens ministres dans les gouvernements de Ian Smith, avaient été nommés aux postes sensibles de l’agriculture et de l’industrie. L’ancien Premier ministre libéral Garfield Todd, emprisonné sous Smith, fut nommé sénateur et Joshua Nkomo, le frère ennemi, était nommé au gouvernement. Le général Peter Walls, chef de l’armée nationale rhodésienne, était maintenu à son poste et pilotait la fondation de l’armée nationale du Zimbabwe en intégrant les anciens guérilleros de la ZANLA et de la ZIPRA best drink bottle for toddlers. Mugabe affirmait alors vouloir se démarquer des exemples désastreux du Mozambique ou de Tanzanie. Ses premières mesures symboliques furent l’augmentation générale des salaires et la mise en place de nouveaux programmes sociaux axés sur l’éducation et la santé.

Entre 1980 et 1985, la population blanche passa néanmoins de 225 000 à moins de 100 000 personnes. La minorité blanche n’allait plus peser sur la vie politique du pays puisqu’il lui était interdit de participer à toute coalition parlementaire visant à sanctionner le gouvernement.

Économiquement, cette minorité continuait cependant de peser. Ainsi, 4500 fermiers de souche européenne exploitaient 49 % des terres agricoles permettaient au pays de garder son autosuffisance alimentaire et d’être contributeur au Programme alimentaire mondial. Mais il y avait 200 000 fermiers noirs qui réclamaient des terres à cultiver et dont les revendications n’allaient cesser de mettre le gouvernement sous pression. Ainsi, dès la première année de l’indépendance, des manifestations anti-blancs, réclamant la redistribution des terres, dégénèrent. En septembre 1980, les deux statues de Cecil Rhodes érigées devant le parlement de Salisbury et dans le centre de Bulawayo, furent déboulonnées par une foule en furie, exigeant une redistribution immédiate des terres et l’expulsion de tous les Blancs.

L’Afrique du Sud voisine jouait néanmoins un rôle, le régime d’apartheid lançant de temps en temps des raids contre les bases de l’ANC sur territoire zimbabwéen face aux troupes zimbabwéennes impuissantes.

Pour bien marquer sa rupture avec le colonialisme, le gouvernement fit rebaptiser ou réorthographier toutes les villes du pays lors du deuxième anniversaire de l’indépendance en avril 1982 à l’instar de Salisbury, désormais appelé Harare.

C’est cependant la rivalité entre la ZANU et la ZAPU qui débouche sur une dégradation générale et un conflit armé sanglant. Dès 1981, Nkomo avait été évincé du gouvernement et plusieurs de ses partisans arrêtés. Le conflit politique se calquait sur un conflit ethnique. Mugabe était un Shona (comme ses 62,9 % d’électeurs) et Nkomo un ndébélé (comme l’essentiel de ses électeurs). Après la découverte de caches d’armes clandestines de la ZAPU, des activités de guérilla reprirent dans le Matabeleland. Nkomo fut accusé de trahison. En janvier 1983, Mugabe envoyait la cinquième brigade, formée par la Corée du Nord, pour rétablir l’ordre au Matabéléland. Des milliers de civils furent massacrés et des villages rasés. Nkomo s’enfuit alors en Angleterre. Ce ne fut qu’en 1988, et après 25 000 civils tués, que la réconciliation Nkomo-Mugabe met fin au conflit, assurée par une amnistie et la fusion entre la ZANU et la ZAPU dans la ZANU-Front patriotique.

En 1987, les Blancs de la l’Alliance conservatrice du Zimbabwe (Conservative Alliance of Zimbabwe – CAZ), l’ex-front rhodésien, perdirent leur représentation assurée de 20 députés et furent éliminés du parlement. Leurs sièges furent mis à disposition du gouvernement qui nomma une vingtaine de députés. La coalition gouvernementale se retrouva alors avec le soutien de 99 députés sur 100. Détenant ainsi les pleins pouvoirs, Robert Mugabe fit modifier la constitution afin d’instituer un régime présidentiel, supprimant le poste de Premier ministre et reprenant le titre de président à son compte. Joshua Nkomo devint alors l’un des deux vice-présidents du Zimbabwe.

Bien que représentant 1 % de la population, les Zimbabwéens blancs continuaient néanmoins de diriger l’économie en assurant 80 % du PNB.

Cependant, dès la fin des années 1980, le régime apparaissait comme corrompu et la profession de foi socialiste des principaux dirigeants de la ZANU masquait de plus en plus mal la recherche par ceux-ci de grands profits financiers. En 1988, le pouvoir fut impliqué dans le scandale de l’usine d’assemblage automobile de Willowvale. La corruption fut alors dénoncée par une presse encore libre et par les étudiants de l’Université de Zimbabwe. Se sentant menacé, le régime répondit rapidement en supprimant ses subventions à l’Université et en renforçant son contrôle politique.

Le démantèlement de l’apartheid en Afrique du Sud et l’effondrement de l’URSS eurent de profonde répercussion aux pays, poussant le régime et l ‘opinion nationale à se tourner vers le libéralisme et le multipartisme renforçant le pouvoir des 100 000 Blancs restants et augmentant les contestations au régime (grèves, manifestations) et le désir d’expulser les Blancs.

En 1990, le basculement vers l’autoritarisme fut confirmé alors que s’abattait la répression contre tous ceux susceptibles d’animer un mouvement d’opposition, qu’ils soient Blancs ou Noirs. Ainsi, les élections de mars 1990 furent entachées de multiples fraudes favorisant les candidats gouvernementaux. Le ZUM (Mouvement uni du Zimbabwe) d’Edgar Tekere, principal force d’opposition libérale et démocrate, alors en pleine croissance fut victime d’un redécoupage électoral tendancieux. Son candidat le plus prometteur, Patrick Kombayi à Gweru, fut la victime d’une tentative de meurtre qui obligea tous les autres candidats du ZUM à tenir profil bas.

En août 1990, la contestation était aussi interne à la ZANU. À la réunion du comité central, 22 des 26 membres se prononcèrent contre la transformation de la république en régime de parti unique voulu par Mugabe. Celui-ci se rangea finalement sans risque à la décision majoritaire, le pays ne connaissant plus aucun parti d’opposition structuré.

Robert Mugabe fut encore réélu en 1996 avec 92 % des suffrages à la présidence de la république, après le retrait de ses deux opposants.

Conformément à une loi votée en 1992, Mugabe décida de mettre en œuvre sa réforme agraire et de nationaliser la moitié des terres des 4 500 fermiers blancs qui possédaient à cette date encore 30 % des terres cultivables dans le but officiel de les redistribuer aux centaines de milliers d’africains démunis. Cependant, seuls les grands domaines pouvaient être rentables pour un pays comme le Zimbabwe et pouvaient lui permettre son autosuffisance alimentaire. De plus, la mesure était pénalisante pour l’économie du pays car les fermiers blancs réalisaient plus de la moitié du PIB et avaient droit à de justes indemnités selon la loi et la constitution du pays.

Le , une grève nationale à l’initiative des vétérans de la ZANLA paralysa le pays. Les vétérans réclamaient des terres et de justes compensations pour leurs services au sein de la guérilla. Il leur fut accordé des pensions qui étaient bien supérieures à ce que permettait le budget de l’État zimbabwéen.

En dépit des mises en garde du FMI, Mugabe décida alors de commencer la redistribution autoritaire des terres appartenant aux Blancs. Ces derniers et leur syndicat contestèrent alors la loi devant la justice et utilisèrent tous les moyens juridiques à leur disposition. À partir de là, une campagne de terreur urbaine et rurale finit par submerger le pays afin de chasser les fermiers blancs réticents, conduisant le pays à la plus grave crise politique, économique et sociale de son histoire.

À la surprise générale, Mugabe était désavoué en février 2000 par la population à l’occasion d’un référendum sur une modification de la constitution qui aurait pu ouvrir la voie à une large réforme agraire permettant l’expropriation sans indemnisation des fermiers blancs.

Quelques mois plus tard, le parti de Mugabe, la ZANU-PF manquait de perdre les élections face au MDC (Mouvement pour le changement démocratique) de Morgan Tsvangirai, première force politique à pouvoir enfin concurrencer le parti de Mugabe. La grande majorité des circonscriptions urbaines échappèrent au ZANU-PF. Malgré les fraudes orchestrées par le pouvoir, le MDC faisait quasiment jeu égal avec le ZANU de Mugabe mais conformément à la constitution, celui-ci nommait directement une trentaine de députés supplémentaires, donnant une majorité nette à son parti.

Mugabe annonça peu de temps après l’expropriation quasi générale de tous les fermiers blancs.

Les fermes furent alors occupées et dévastées par des bandes de brigands au service du ZANU-PF, regroupés sous l’égide de pseudo anciens vétérans du combat pour l’indépendance. Ceux-ci intimidèrent violemment les employés, pillèrent les maisons plongeant le pays dans la famine et la pauvreté n’hésitant pas à tuer sous les yeux complices de la police. L’assassinat de fermiers provoqua la consternation et la condamnation la plus ferme du Royaume-Uni. La redistribution tant annoncée n’eut pas lieu sinon au bénéfice des proches du régime.

Ian Smith était lui-même exproprié alors que Doris Lessing, écrivaine renommée, ayant passé sa jeunesse en Rhodésie et ancienne opposante au régime blanc, critiquait pour la première fois les méthodes du président zimbabwéen.

En 2002, sur les 13 millions de Zimbabwéens, 9 millions – soit 7 habitants sur 10 – vivaient en deçà du seuil de pauvreté, 1 sur 2 était au chômage. L’utilisation démagogique de la question de la terre et la stigmatisation de plus en plus violente par le régime des 50 000 Blancs du pays finirent par plonger le Zimbabwe dans une crise économique et politique sans précédent. La famine menaçait dorénavant l’ancien grenier à blé d’Afrique .

Lors de l’élection présidentielle de mars 2002, Mugabe fut sérieusement accroché par le chef du MDC. Grâce à une fraude électorale massive constatée par les observateurs internationaux, il arriva néanmoins à se maintenir au pouvoir avec 56 % des voix contre 41,9 % à son adversaire.

La Grande-Bretagne tenta alors d’organiser avec les pays du Commonwealth des sanctions internationales contre le Zimbabwe. Appuyé par les pays occidentaux, les États-Unis et l’Australie, les britanniques eurent cependant du mal à convaincre les pays africains à se joindre à eux. Bien au contraire, ces derniers rechignèrent à sanctionner un des leurs et firent bloc autour du dictateur, justifiant sa réforme agraire par les abus du colonialisme.

Durant l’été 2002, Mugabe fixa un ultimatum à 2 900 des 4 500 fermiers blancs pour quitter leurs fermes. Ceux qui refusèrent de s’y soumettre furent arrêtés, malgré des décisions de justice contraires. Quelque 197 fermiers ainsi arrêtés acceptèrent finalement de quitter leurs exploitations sous la menace. Lors d’un nouvel ultimatum en septembre, il apparut que le gouvernement avait décidé qu’environ 95 % des fermes appartenant à des Zimbabwéens blancs devaient être redistribuées. Mais cette politique de saisie des terres et la sécheresse contribuèrent à des pénuries de nourriture dans tout le pays.

En 2003, le pays était au bord de la guerre civile avec un taux de chômage supérieur à 70 % de la population active. La famine sévissait dans ce qui était autrefois le grenier à blé de l’Afrique australe. Des émeutes de la faim éclatèrent alors que les terres prises aux Blancs restaient en friche car les nouveaux fermiers noirs manquaient de moyens et de connaissances. L’opposition organisa des journées générales de grève très suivies mais qui n’eurent aucun effet sur le gouvernement autre que de renforcer la répression.

Le chef de l’opposition qui avait défié Mugabe lors des dernières élections en 2002 fut alors poursuivi pour haute trahison devant les tribunaux. Encourant la peine de mort, il fut finalement acquitté par le tribunal en 2004.

En mars 2005, lors des élections législatives, la Zanu-PF remporta une victoire écrasante, avec 78 sièges au Parlement contre 41 pour le Mouvement pour le changement démocratique, tétanisé par la brutalité du régime et l’indécision de ses dirigeants à défier frontalement Mugabe et . Comme la Constitution donnait au président du Zimbabwe le pouvoir de nommer 30 députés supplémentaires, la Zanu-PF eu finalement plus des deux-tiers des sièges. Les Zimbabwéens expatriés furent exclus du vote alors que les élections s’étaient déroulées en l’absence d’observateurs internationaux qualifiés pour en assurer le bon déroulement.

Depuis les élections de mars 2005, la situation des droits humains au Zimbabwe n’a cessé de se détériorer.

Au printemps 2005, Mugabe décida de démolir les bidonvilles de la banlieue d’Harare (qui avaient vu le jour à la suite de la grave crise économique que traverse le pays et qui pousse de nombreux zimbabwéens à chercher du travail dans les villes), de fait les fiefs de l’opposition, en faisant expulser les habitants vers les zones rurales très pauvres. Officiellement, cette campagne de nettoyage, présentée sous forme de slogans tels que « Se débarrasser des ordures » et « Restaurer l’ordre », avait pour but de combattre la criminalité et de permettre de reloger décemment les familles vivant dans ces bidonvilles. Pour reloger les familles le gouvernement promettait de dépenser 325 millions de dollars pour la construction de 1,2 million de maisons ou l’achat de terrains constructibles, qui devrait voir le jour d’ici 2008. Mais pour l’opposition, c’était une mesure punitive à l’égard de ceux qui n’avaient pas votés pour le parti de Robert Mugabe.

En juin 2005, plus de 300 000 personnes avaient déjà ainsi été expulsées. La situation était tellement préoccupante qu’une envoyée spéciale des Nations unies, Anna Kajumulo Tibaijuka, directrice de l’Agence des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), fut nommée pour enquêter sur les destructions et expulsions , alors que plus de 200 organisations non gouvernementales africaines et internationales effectuaient un appel conjoint et à l’Union africaine pour qu’elles viennent en aide aux populations du Zimbabwe. Certains de ces groupes n’hésitèrent plus à comparer la politique de Mugabe avec celle de Pol Pot au Cambodge en 1975.

Le , ONU-Habitat, rendit son rapport dans lequel furent dénoncées les démolitions « désastreuses » de bidonvilles, effectués « sans discernement, de manière injustifiée et dans l’indifférence à la souffrance humaine » précipitant une « crise humanitaire d’immenses proportions » . Le nombre de personnes privées de domicile ou d’emploi était alors chiffré à plus de 700 000 (1,5 million selon l’opposition). Prenant acte du rapport, le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, exhorta le gouvernement du Zimbabwe à cesser immédiatement le programme de démolition .

En réponse, le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères, Simbarashe Mumbengegwi, dénonça ce rapport qu’il juge avoir un « ton pro-opposition » et d’avoir exagéré « grossièrement le nombre de personnes qui ont été affectées par l’opération ». Le Premier ministre britannique Tony Blair a également été accusé d’avoir manipulé la mission de l’ONU .

Le , le parlement, dominé par les partisans de Robert Mugabe, approuva la révision de la Constitution permettant la nationalisation des fermes appartenant aux Blancs et le durcissement de la répression contre les opposants politiques. L’un des amendements constitutionnels retira aux exploitants blancs toute possibilité de recours judiciaire.

Un autre article interdit aux Zimbabwéens soupçonnés d’activités terroristes, ou d’opposition politique virulente, de sortir du territoire. Le texte priva également de droit électoral toute personne ayant au moins un parent étranger bien que détenant le statut de résident permanent. Il prévoit en outre que toute personne suspectée de porter atteinte aux « intérêts&nbsp adolfs meat tenderizer;» nationaux puisse être interdite de sortie du territoire. Cet article viole ainsi le droit de combattre l’oppression, inscrit dans les droits de l’Homme.

Aujourd’hui, le Zimbabwe compte plus de 10 millions d’habitants, dont à peu près 30 000 Blancs (principalement âgés), lesquels ne représentent plus que 0,3 % de la population totale alors que plus de 3 millions de Zimbabwéens, selon l’opposition (incarnée principalement par le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), ont fui le pays.

Les élections présidentielle, municipales et législatives du se déroulent dans un contexte économique, politique et social très tendu. L’ancien grenier à blé de l’Afrique australe est alors en ruine, avec une hyperinflation annuelle de 165 000 % en février, quatre adultes sur cinq au chômage, des magasins vides, des pénuries alimentaires et énergétiques à répétition alors que l’espérance de vie a dégringolé à 36 ans. Le chef de l’état sortant, Robert Mugabe bénéficie du soutien sans faille de la police et de l’armée ainsi que d’un système élaboré de clientélisme assorti de campagnes de répression ou d’intimidation des partis rivaux.

Candidat à un 6e mandat présidentiel, Robert Mugabe (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique – Zanu-Pf) affronte de nouveau Morgan Tsvangirai (Mouvement pour le changement démocratique – MDC) et Simba Makoni, un ancien ministre des finances, dissident du Zanu-PF. Pour les élections législatives qui ont lieu en même temps, le MDC et la Zanu-PF sont les principaux rivaux.

Les élections ont lieu en l’absence de la plupart des correspondants de la presse étrangère et des observateurs européens et américains, le régime n’ayant accepté que la présence d’observateurs de pays africains ou « amis » comme la Chine, l’Iran ou le Venezuela. Plus de 5,9 millions d’électeurs sont appelés aux urnes.

Le 31 mars, deux jours après le scrutin, les résultats parviennent au compte-goutte et semblent favorables à l’oppostion. Le MDC accuse cependant les autorités de retarder les résultats pour les manipuler en faveur de Robert Mugabe. Par crainte de violences, les forces de sécurité sont déployées dans la capitale du pays alors que, dans ce contexte tendu, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) décerne un blanc-seing au scrutin électoral avant même la publication des résultats officiels alors que le MDC accuse la Commission électorale et le régime d’être de mèche avec les responsables de la mission de la SADC .

Le 2 avril, au bout d’un long décompte, la commission électorale du Zimbabwe déclare finalement que, sur 210 sièges, le MDC obtenait 105 sièges (dont 5 MDC dissidents) contre 93 au Zanu-PF, signifiant ainsi que ce dernier ne pourrait pas obtenir une majorité parlementaire même en obtenant les quelques sièges encore à pourvoir. La commission reconnait également la défaite du ministre de la justice, Patrick Chinamasa, celle d’un autre ministre, Chen Chimutengwende et la réélection de la vice-présidente Joyce Mujuru. Par contre, au Sénat, les deux partis se retrouvent à égalité selon les chiffres de la commission. De son côté, le MDC proclame que Morgan Tsvangirai est élu président avec 50,3 % des voix mais aucun résultat officiel n’est encore proclamé.

Le 7 avril, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon demande aux autorités de procéder à la publication officielle des résultats de l’élection présidentielle alors que le ZANU-PF demande un nouveau décompte des suffrages. L’absence de publication officielle des résultats de l’élection présidentielle fait alors craindre au MDC que la Commission électorale ne manipule les résultats. De son côté, Robert Mugabe appelle les zimbabwéens à protéger leurs terres contre les Blancs alors que la Zanu-PF accuse le MDC de vouloir annuler la redistribution des terres aux Noirs. Le , lors d’une réunion du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon appelle l’Afrique australe à “une action décisive” au Zimbabwe, dénonçant les violences politiques en cours, qui avaient déjà fait au moins deux morts (deux membres de l’opposition tués par des partisans du ZANU-PF) et 157 blessés. Alors que 18 jours après le scrutin, les résultats officiels de l’élection présidentielle sont toujours inconnus, une cinquantaine de militants de l’opposition dont un député sont arrêtés par la police. Selon un diplomate occidental, le gouvernement aurait lâché ses troupes sur les villages qui autrefois avaient été acquis à Robert Mugabe, et qui avaient voté MDC pour la première fois. Le diplomate témoigne d’exactions dans tout le pays, de personnes tabassés, de maisons incendiées ou d’hôpitaux attaqués par des gens armés .

Les résultats de l’élection présidentielle sont finalement publiés le 2 mai. D’après ces résultats officiels buy football socks, Morgan Tsvangirai avait obtenu près de 48 % des suffrages, devançant Robert Mugabe (43 %). un second tour est alors rendu nécessaire pour départager les deux candidats. Si le MDC maintient que Tsvangirai a obtenu 50,3 % des voix, il n’a pas d’autres choix que de participer à ce second tour, mais demande, sans succès, que celui-ci se déroule en présence d’observateurs internationaux.

Prévu pour le , la campagne électorale se déroule sur fonds de violences politiques continues marquées par des “atrocités” commises par la police d’état contre des membres de l’opposition et leur famille mais aussi par l’arrestation de ses principaux chefs à commencer par Tsvangirai .

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Manfred von Ardenne

Manfred Baron von Ardenne (* 20. Januar 1907 in Hamburg; † 26. Mai 1997 in Dresden-Weißer Hirsch) war ein deutscher Naturwissenschaftler. Er war als Forscher vor allem in der angewandten Physik tätig und hielt am Ende rund 600 Erfindungen und Patente in der Funk- und Fernsehtechnik, Elektronenmikroskopie, Nuklear-, Plasma- und Medizintechnik.

Manfred von Ardenne war Sohn des Regierungsrates Baron Egmont von Ardenne und dessen Frau Adela. Die Scheidungsaffäre seiner Großeltern Armand von Ardenne und Elisabeth von Plotho war das Vorbild für Theodor Fontanes Roman Effi Briest. Sein Urgroßvater war der Kaufmann und Guano-Importeur Heinrich Ohlendorff. Als sein Vater 1913 ins Kriegsministerium versetzt wurde, zog die Familie nach Berlin-Neukölln. Nach zwei Jahren Privatunterricht besuchte Ardenne drei Jahre lang das Friedrichs-Realgymnasium, die heutige Leibniz-Schule in Berlin-Kreuzberg.

Schon als Schüler (1922) interessierte sich Ardenne sehr für die Naturwissenschaften, insbesondere für die Elektrophysik. Er konstruierte Modelle eines Fotoapparats und einer elektrischen Alarmanlage, beschäftigte sich mit Problemen der Rundfunktechnik und erhielt im Alter von 16 Jahren sein erstes Patent über ein „Verfahren zur Erzielung einer Tonselektion, insbesondere für die Zwecke der drahtlosen Telegraphie“.

Schule im klassischen Sinn passte nicht zu Manfred von Ardenne. Er brauchte sie einfach nicht. Deshalb verließ er 1923 vorzeitig das Gymnasium und widmete sich der Weiterentwicklung der Radiotechnik. Siegmund Loewe, Gründer der Radiofrequenz GmbH (später Radio AG D.S. Loewe ), wurde zu seinem Förderer. Von Ardenne entwickelte gemeinsam mit Loewe, dem das Patent erteilt wurde, eine der ersten Mehrsystemröhren. In der sogenannten Dreifachröhre vom Typ 3NF befanden sich drei Triodensystemen, vier Widerstände und zwei Kondensatoren. Sie gilt als einer der ersten integrierten Schaltkreise und wurde im Ortsempfänger OE 333 eingesetzt.

Mit Honoraren für seine Veröffentlichungen und Geldern aus dem Patentverkauf verbesserte Ardenne 1925 den Breitbandverstärker (widerstandsgekoppelter Verstärker) erheblich, der u. a. die Entwicklung des Fernsehens und Radars entscheidend voranbrachte. Ein Patent auf diese Verbesserung wurde ihm wegen Vorveröffentlichung jedoch aberkannt. Obwohl er kein Abitur hatte, konnte er sich dank der Fürsprache des Nobelpreisträgers Walther Nernst sowie Georg Graf von Arco, dem Technischen Direktor von Telefunken, an der Universität in Berlin einschreiben und begann Physik, Chemie und Mathematik zu studieren. Nach vier Semestern brach er das Studium ab und widmete sich ganz seinen Forschungen auf dem Gebiet der angewandten Physik.

1928 wurde Manfred von Ardenne volljährig und gründete das Forschungslaboratorium für Elektronenphysik in Berlin-Lichterfelde (heute: Villa Folke Bernadotte), das er bis 1945 leitete. In dieser Zeit entwickelte er dort u. a. die weltweit erste elektronische Bildzerlegung und -wiedergabe mit zeilenweiser Abtastung über eine Photozelle und Wiedergabe auf einer Kathodenstrahlröhre. Er erfand das Rasterelektronenmikroskop, das er im Februar 1937 zum Patent anmeldete.

Die weltweit erste Fernsehübertragung mit Kathodenstrahlröhre gelang Manfred von Ardenne am 14. Dezember 1930 in seinem Lichterfelder Laboratorium sale goalkeeper gloves. Zur Funkausstellung in Berlin führte er ab dem 21. August 1931 das erste elektronische Fernsehen vor, mit dem er auf dem Titelblatt der New York Times international bekannt wurde. Mitte des 20. Jahrhunderts ging eine Vielzahl bedeutender Erfindungen auf den Gebieten der Funk- und Fernsehtechnik und der Elektronenmikroskopie auf die Arbeit seines privaten Forschungsinstituts zurück. Wichtigster Geldgeber war das von dem Physiker Wilhelm Ohnesorge, einem Kriegskameraden seines Vaters aus dem Ersten Weltkrieg, geführte Reichspostministerium.

Nach der Entdeckung der Kernspaltung, deren militärisches Potenzial er rasch erkannte und auch Ohnesorge darüber informierte, wandte er sich sofort der experimentellen Kernphysik zu. Er baute Linear- und Ringbeschleuniger zur Isotopentrennung (1-Millionen-Volt-van-de-Graaff-Anlage, 60-Tonnen-Zyklotron). Initiativen in Richtung einer deutschen Atombombe gingen von ihm nicht aus. Der theoretische Physiker Carl Friedrich von Weizsäcker 4 bottle hydration belt, einer der bedeutendsten Mitarbeiter des „Uranprojekts“, hatte ihm erklärt, dass eine explosionsartig ablaufende Kettenreaktion, wie sie in einer Bombe ablaufen müsste, physikalisch unmöglich sei. Dennoch finanzierte Ohnesorge ein Kernphysikalisches Institut in unmittelbarer Nähe des Ardenne-Laboratoriums. 1942 verfasste Ardenne einen Geheimbericht Über einen neuen magnetischen Isotopentrenner für hohen Massentransport, ein Labormuster, mit dem Anfang 1945 auch erste Versuche zur Trennung von Lithiumisotopen durchgeführt wurden. Dessen Prototyp wurde möglicherweise 1943 auf einem Luftwaffenstützpunkt in Bad Saarow aufgebaut. Die Entwicklung des Lithium-Trenners wurde noch nicht umfassend erforscht. Sie könnte auf die von Historikern bislang kontrovers diskutierte Entwicklung einer thermonuklearen Bombe in der Zeit des Nationalsozialismus hinweisen, für die 6Li ein Grundstoff ist. Getreu seinem Prinzip, ein physikalisches Problem in aller nur möglichen Breite zu bearbeiten, beauftragte Ardenne den seit Januar 1941 bei ihm beschäftigten Theoretiker Fritz Houtermans, auch die Isotopentrennung von Uran mit einer Ultrazentrifuge durchzurechnen. Ein bereits im August 1941 von Houtermans vorgelegter Bericht Zur Auslösung von Kern-Kettenreaktionen sorgte nach Kriegsende für Zweifel an der ausschließlich friedlichen Zielen dienenden Kernforschung in den von Ardenne geleiteten Einrichtungen. Denn Ardenne hatte den Houtermans-Bericht, in dem der Autor zeigte, dass ein Element mit der Massenzahl 239 (später Plutonium genannt) ebenfalls als Brennstoff und Explosivstoff genutzt werden könne, damals gleichfalls als Geheimbericht klassifiziert, der einem ausgewählten Kreis deutscher Kernphysiker zur Kenntnis gegeben wurde. Nahezu zeitgleich meldete Carl Friedrich von Weizsäcker eine Plutoniumbombe zum Patent an.

Das geheime Schlussprotokoll von Jalta (Februar 1945) legte als eine von drei Reparationsformen nach Beendigung des Zweiten Weltkrieges die Verwendung deutscher Arbeitskräfte fest. Die Proklamation Nr. 2, Sektion VI, § 19a des Alliierten Kontrollrates erklärte den Einsatz deutscher Arbeitskräfte zur Reparationsarbeit auch außerhalb Deutschlands für zulässig. Im Protokoll der Potsdamer Konferenz (August 1945) wurden Arbeitsreparationen nicht erwähnt.

Am 10. Mai 1945 stellte Ardenne auf Anraten von Generaloberst V. A. Machnejew, dem Beauftragten für den Sektor Wissenschaft und Technik und Verbindungsoffizier zur sowjetischen Akademie der Wissenschaften, einen Antrag auf wissenschaftliche Zusammenarbeit, dem stattgegeben wurde. Von diesem Zeitpunkt bis 1954 arbeitete Ardenne gemeinsam mit anderen deutschen Technikern und Wissenschaftlern an der Entwicklung der sowjetischen Atombombe mit. Sein Forschungslaboratorium für Elektronenphysik wurde nach Sochumi in der ehemaligen AbASSR (im heutigen Abchasien/Georgien) verbracht, wo das NKWD am 27. Juli 1945 das Physikalisch-Mathematische Institut eröffnet hatte – Institut A genannt. Das von ihm bearbeitete Verfahren der elektromagnetischen Trennung von Uranisotopen kam bei der Produktion der ersten einsatzfähigen sowjetischen Atombomben nicht zum Einsatz. Aufgrund der Ardenne’schen Vorarbeiten zur industriellen Trennung von Lithiumisotopen gelang es jedoch der Sowjetunion, die USA im nuklearen Wettrüsten bei der Entwicklung der Wasserstoffbombe zu überholen. Für seinen Beitrag erhielt Ardenne im Dezember 1953 den Stalinpreis 2. Klasse. Für Entwicklung und Bau eines Elektronenmikroskops hatte er bereits im März 1947 eine Prämie in Höhe von 50.000 Rubel erhalten. 1948 konstruierte er die Duoplasmatron-Ionenquelle für den Einsatz in großen Teilchenbeschleunigern und in kosmischen Raketen mit Ionenantrieb.

Nach seiner Rückkehr aus der Sowjetunion baute Ardenne in der DDR das seinen Namen tragende Forschungsinstitut auf dem Weißen Hirsch in Dresden auf, das sich durch eine anwendungsorientierte industrienahe Forschung auszeichnete. Wie bereits in Berlin praktiziert, verwirklichte Ardenne auch in Dresden das Prinzip des Wohnens und Arbeitens unter einem Dach. Das Institut entwickelte sich mit rund 500 Mitarbeitern zum größten privatwirtschaftlichen Forschungsinstitut des gesamten Ostblocks. Stellvertretender Direktor des Instituts war seit 1965 Siegfried Schiller, der von 1976 an auch für das MfS als Inoffizieller Mitarbeiter tätig war. 1970 setzte Ardenne den Physiker Peter Lenk als Verwaltungsleiter ein. Ardenne lehrte als Professor für elektronische Sonderprobleme an der TU Dresden. Insgesamt besaß er etwa 600 Patente.

Anfang der 1960er Jahre wandte sich Ardenne medizinischen Fragestellungen zu. Er entwickelte zwei verschiedene Therapien: die umstrittene Sauerstoff-Mehrschritt-Therapie, die das Befinden und die Vitalität verbessern soll, und die sogenannte systemische Krebs-Mehrschritt-Therapie, bei der der Krebs und die Metastasen durch Hyperthermie (Überwärmung), Glukose und Sauerstoff gegebenenfalls in Kombination mit einer Chemotherapie in mehreren Sitzungen bekämpft werden sollen. Ardenne war der Erste, der eine passive Ganzkörperhyperthermie zur Krebsbekämpfung einsetzte. Da dieses Verfahren sehr anstrengend ist, setzte er zur Unterstützung der Patienten während der Behandlung Sauerstoff ein.

Der parteilose Ardenne war Volkskammerabgeordneter. Bei der Volkskammersitzung am 13. November 1989, kurz nach dem Fall der Mauer, erinnerte er an die originelle Theorie einer “Sozialistischen Marktwirtschaft”, die er 1968 gemeinsam mit seinem Mitarbeiter Frank Rieger aus der Systemtheorie begründete und die mit der Aufforderung zur Dezentralisierung der Wirtschaft begann. Für Reformen im Hochschulbereich setzte er sich seit Anfang der 1970er Jahre wiederholt dezidiert ein.

Nach dem Zusammenbruch der DDR teilte Ardenne den physikalisch-technischen Bereich seines Instituts in das Fraunhofer-Institut für Elektronenstrahl- und Plasmatechnik und die Von Ardenne Anlagentechnik GmbH (seit 2013: Von Ardenne GmbH) auf. Sein Sohn Alexander von Ardenne führt das Von Ardenne Institut für Angewandte Medizinische Forschung.

Seit 1938 war er mit Bettina Bergengruen, einer Nichte des Schriftstellers Werner Bergengruen, verheiratet. Als Liebhaberastronom baute er 1956 an der Plattleite die „Volkssternwarte M. v. Ardenne“ und 1966 neben seinem Wohnschloss am Elbhang ein modernes Privatobservatorium. Seinen 90. Geburtstag konnte er 1997 noch mit seiner Ehefrau und im Kreis seiner Kinder und Kindeskinder – eine Tochter, drei Söhne, acht Enkel, drei Urenkel – feiern.

Sein Grab befindet sich auf dem Waldfriedhof Weißer Hirsch.

In seinem Roman Der Turm hat Uwe Tellkamp offensichtlich die Figur des Baron von Arbogast nach dem Vorbild des Manfred von Ardenne angelegt und ihm so ein literarisches Denkmal gesetzt. Viele Details hinsichtlich der Arbeit und der Biografie bis hin zum Wohnort in Dresden mit der „Volkssternwarte“ auf dem eigenen Anwesen stimmen überein.

Silva Carbonaria

La Silva Carbonaria, “foresta del carbone” meat tenderizer spice, era una fitta foresta primaria di faggi e querce che formavano un confine naturale durante la tarda età del ferro, poi nel periodo romano e nell’Alto Medioevo, attraverso ciò che oggi è il Belgio. La foresta naturalmente si diradava in aperte estensioni di terreno sabbioso a nord e formava una barriera impraticabile nei terreni più duri nella parte meridionale. Ancora più a sud, le più alte sommità e le più profonde vallate fluviali erano coperte dalla non meno impenetrabile antica Arduenna Silva, le Ardenne profondamente intricate, che sono ancora oggi coltivate a foreste. La Silva Carbonaria era una vasta foresta che si estendeva dalla Senna e il Dyle a nord, fino alla Sambre a sud. Ad oriente la Silva Carbonaria si allungava fino al Reno, dove vicino Colonia nel 388 d.C. il magistri militum praesentalis Nannienus e Quintinus contrattaccò un’incursione dei Franchi attraverso il Reno nella Silva Carbonaria. Le sue lande desolate settentrionali giungevano fino all’allora paludoso sito nell’attuale zona di Bruxelles.

Quando si stabilirono sulla riva sinistra del Reno nel quarto secolo, i Franchi Sali rapidamente occuparono gli aperti territori pianeggianti con le loro paludi costiere, e i gruppi tribali che i romani chiamavano Belgae si allontanarono verso il sud boscoso; là i Celti romanizzati — i “Wala” o “stranieri” ai germanici Franchi — continuarono a parlare un latino volgare: la loro denominazione Wala sopravvive nel termine Walloon. Nel passato la divisione linguistica romanza-germanica che segnò il Belgio fino ai nostri giorni è stata forse collegata troppo facilmente a questi parametri geografici.

Una grande strada romana formante un “asse strategico” collegava il Reno percorrendo Colonia e Maastricht, attraversando la Maas, testa di navigazione. Costeggiando i limiti settentrionali della Silva Carbonaria, passava attraverso Tongeren, Courtrai e Cambrai per giungere fino al mare a Boulogne glass filter water bottle. La strada maestra era la principale via est – ovest, intercalata in un paesaggio dove le valli fluviali, tributarie della Mosa e la Schelda, si estendevano da sudovest a nordest. Era vitale nell’Alto Medioevo, definita come la chausée Brunehaut, la “Strada di Brunehaut”. Come opera pubblica, la sua dimensione diventò inconcepibile nel Medioevo: il cronista Jean d’Outremeuse solennemente racconta nel 1398 che Brunehaut, moglie di Sigeberto I, fece costruire questa grande strada pavimentata nel 526, e che fu completata in una sola notte con l’aiuto del diavolo.

La Silva Carbonaria viene menzionata nella Legge salica dei Franchi, dove è segnato “il confine dei territori occupati dai Franchi”. Per un periodo del VI secolo, la Silva Carbonaria formava una barriera tra il Regno Franco Occidentale di Clodoveo e Regno Franco Orientale di Sigiberto lo Zoppo, centrata su Colonia, fino a che questi non venne tempo dopo sconfitto (507), e Clodoveo riuscì a riunire così i due regni, i quali mantennero comunque le loro identità separate durante tutto il governo dei Merovingi.

Le estese regioni dei selvaggi terreni boscosi appartenevano ai monasteri. L’Abbazia benedettina di Lobbes si trova nella Silva Carbonaria e quella di Saint Foillan, nella Foresta di Soignes/Zoniënwoud non lontana da Nivelles.

Il carbone di legna — che diede origine al nome della foresta, dentro la quale una volta sembravano inesauribili i boschi che lentamente poi finirono per essere trasformati — fu richiesto per alimentare i numerosi forni fusori che forgiavano il ferro trovato abbondante negli affioramenti messi a nudo dall’erosione del fiume. Anche prima che i romani arrivassero, le armi di ferro forgiate nella Silva Carbonaria furono barattate dai Belgi ai loro cugini del sudest della Britannia. Nell’Alto Medioevo ulteriori terreni boschivi vennero cancellati. Oggi tutto ciò che rimane della Silva Carbonaria è la Foresta di Soignes/Zoniënwoud, protetta perché è stata sistemata in modo indipendente come una pregiata zona di caccia. All’inizio del XIX secolo l’area rimasta di questa primeva foresta, ancora coperta per circa 100 chiilometri quadrati, a causa del taglio e prelievo di legname da costruzione, è diminuita fino alla sua attuale area protetta di 44,21 km².

Paddy Donegan

Patrick Sarsfield Donegan (29 October 1923 – 26 November 2000) was an Irish Fine Gael politician and three-times cabinet minister.

He was educated at a Christian Brothers School in Drogheda, County Louth and at the Vincentian Castleknock College, County Dublin. Donegan was first elected as a Fine Gael Teachta Dála (TD) for the Louth constituency at the 1954 general election. He lost his seat at the 1957 general election but was elected to Seanad Éireann by the Agricultural Panel. He regained his Dáil seat at the 1961 general election. In the Fine Gael-Labour Party coalition government which took power after the 1973 general election Donegan was appointed as Minister for Defence.

In October 1976 Donegan made a controversial speech on an official visit to the opening of new kitchen facilities in an army barracks at Mullingar, County Westmeath. He described as a “thundering disgrace” President Cearbhall Ó Dálaigh’s refusal to sign the Emergency Powers Act, 1976, instead using his powers under Article 26 of the Constitution to refer it to the Supreme Court buy water bottle. The Taoiseach, Liam Cosgrave, refused Donegan’s resignation, and instead Ó Dálaigh resigned as President of Ireland sock cleats. The whole episode badly damaged the government’s reputation.

In 1976 Donegan became Minister for Lands stainless steel toothpaste dispenser, and in 1977 he served briefly as Minister for Fisheries. Donegan retired from politics at the 1981 general election, and died in 2000. He was buried in his home town of Monasterboice running belt australia, County Louth.

Janet Kigusiuq

Janet Kigusiuq (b. 1926 Putuqsuqniq camp small glass water bottle, near Garry Lake mobile phone pouch for running, Nunavut; d. 2005 Baker Lake um football uniforms, Nunavut) was an Inuit artist home meat tenderizer. Kigusiuq’s drawings focused on camp life, hunting and fishing. The source of these motifs are principally drawn from childhood experiences at the family camp, Kitikat in the Back River region. She adopted printmaking following the family’s move to Baker Lake and between 1970 and 1988 she contributed to the Baker Lake print collections. Her mature work saw the development of pencil crayon colour fields and collage techniques, the latter prompted by the onset of arthritis. Kigusiuq came from a large family of artists: she was the eldest daughter of Jessie Oonark, her siblings included artists Victoria Mamnguqsualuk, Nancy Pukingrnak, Peggy Qablunaaq Aittauq, Mary Yuusipik Singaqti, Josiah Nuilaalik, Miriam Marealik Qiyuk and William Noah, and she was married to Mark Uqayuittuq, son of Luke Anguhadluq, themselves both artists.

Her work can be found the collections of the National Gallery of Canada, Ottawa, the Museum of Inuit Art, Toronto, and the Macdonald Steward Art Centre, Guelph. A retrospective exhibition, titled The Urge to Abstraction: The Graphic Art of Janet Kigusiuq and curated by Cynthia Waye, was mounted at the Museum of Inuit Art in 2008.

Estanislao (diseñador)

Estanislao (n. 1964) es un diseñador de moda español. Posee su propia marca de ropa (Estanislao).

Estanislao Solsona Sementé (18 de septiembre de 1964) nació en Torregrosa, Lérida. Es el menor de tres hermanos. Desde pequeño tuvo ya cierta fascinación por el vestuario a raíz del movimiento que había en el negocio familiar, un restaurante de bodas water pack, banquetes y comuniones que hacía las funciones de sala de fiestas por las noches en el que solía ver el ajetreo de los espectáculos y donde podía husmear en los camerinos, llenos de trajes con plumas y lentejuelas. Nunca recibió educación formal para dedicarse al diseño, si no que empezó a trabajar de manera autodidacta. En 1983 realiza un viaje a Bilbao en el que descubre la estética punk, que le causa un gran impacto y que será una gran influencia para sus primeras creaciones. A partir de entonces empieza a dar forma a las prendas que no podía encontrar en las tiendas de ropa para él y para sus amigos. Además de eso, también trabaja artesanalmente en piezas de bisutería.

En abril de 1986 realiza su primer desfile presentando una colección de primavera/verano para mujer y a partir de entonces Estanislao se establece como marca: sus creaciones llaman la atención rápidamente en el ámbito local y empiezan a venderse en varios puntos de venta de la ciudad de Lérida. En 1987 ya presenta su primera colección para hombre y mujer, en la que destaca una mayor elaboración en los acabados. Su primera incursión en la moda para hombre ve reducidas las prendas a la mínima expresión: cuellos de formas geométricas y talle recto, trajes chaqueta entallados y pantalones de cintura alta. Las colecciones siguientes tomarán su inspiración de la sofisticación de la época romántica, medieval y barroca, y de la moda de los años cuarenta y cincuenta. Es entonces cuando la Biennal de Barcelona le selecciona entre los mejores creadores europeos de menos de treinta años. En ese momento presenta sus creaciones para la primavera/verano de 1990 en el Pabellón Italiano de Montjuïc. Su ropa ya podía encontrarse en diversos puntos del país.

A principios de la década de los noventa cuando Estanislao potencia el diseño de la ropa hecha a medida a gusto de cada persona, inaugurando en Lérida su Taller de Moda Alternativa/Costura Diversa. Esos modelos realizados a los clientes, únicos y marcados por la personalidad de cada uno, dan lugar a su propia pasarela: el Desfile de San Narciso en 1993 y 1994, una muestra anual de esas decenas de ideas, donde el mismo cliente era invitado a desfilar con la prenda que había encargado.

Su colección El Toro y el Mar –con una polémica iconografía que ironiza y descontextualiza la silueta del toro de Osborne- significa su vuelta al mundo de prêt-à-porter en 1996, cuando es seleccionado para presentarla en el apartado de Nuevos Diseñadores de la Pasarela Gaudí en Barcelona. El reconocimiento mediático le hace valerse un hueco entre los diseñadores más conocidos a nivel estatal, y al año siguiente vuelve a la Pasarela Gaudí para presentar sus propuestas de otoño/invierno. Personajes como Victoria Abril, Bibiana Fernández running holder, Judit Mascó, Eugenia Martínez de Irujo, o Lucrecia han lucido sus vestidos, y otras como Jacqueline de la Vega o Esther Cañadas los han llevado sobre la pasarela.

Los encargos por parte de las clientas habituales del taller de Estanislao para que éste las vistiera el día de su boda abren una nueva etapa para el diseñador. Acaba embarcándose en la aventura de crear su primera colección de vestidos de novia que presenta en el Teatre Nacional de Catalunya en marzo de 1999. Bajo el nombre de Novias de Altura, los vestidos de novia de Estanislao apostaban por la sencillez y el minimalismo. En 2004 inaugura su estudio showroom Estanislao Novias en Barcelona en 2004, dedicándose de manera temporal exclusivamente a las novias, aunque a finales de la década estrena nueva imagen y nuevo logo para convertirse en Estanislao Alta Costura y recuperar la creación de vestidos de fiesta y noche. En noviembre de 2008 presenta en su provincia natal la colección Esplendor Geométrico, en el Salón DeNuvis.

En 1998 realiza su primera incursión en el diseño de ropa para el hogar –la colección de cojines Tan Gram inspirados en un juego oriental de rompecabezas. Elabora vestuario para obras de teatro de la compañía Teatredetext como Hamlet o Eduard II; para escenificaciones como FGL (Oídos de Lorca), de Increpación Danza. Por otra parte se encarga de la imagen textil de varias empresas, entre ellas Osborne y el Patronato de Turismo de Lérida. En 1997 crea el Premio Estanislao dentro del Concurso Nacional de Vestidos de Papel que se celebra en Mollerusa desde 1963, y que se otorga cada año a los diseñadores noveles que han sabido innovar creativamente en el apartado de Moda Actual.

Station Nordstemmen

Station Nordstemmen (Bahnhof Nordstemmen) is een spoorwegstation in de Duitse plaats Nordstemmen, in de deelstaat Nedersaksen. Het station ligt aan de spoorlijnen Hannover – Kassel en Lehrte – Nordstemmen. Het stationsgebouw was een ontwerp van Conrad Wilhelm Hase (1853-1854), maar wordt sinds 1977 niet meer gebruikt door de Deutsche Bundesbahn en zijn opvolger Deutsche Bahn. Vanaf 2011, de aannemer Dirk Bettels uit Hildesheim heeft tevergeefs geprobeerd het monumentale pand te komen en te renoveren met publiek geld. De werkzaamheden die door Dirk Bettels waren begonnen zijn eind maart 2013 gestaakt omdat er geen contract was getekend door de Deutsche Bahn.

Het station ligt aan de spoorlijn Hannover – Kassel en Lehrte – Nordstemmen. De spoorlijn Hannover – Kassel werd voor treinverkeer van Hannover via Nordstemmen naar Alfeld geopend op 1 mei 1853. De lijn van Nordstemmen naar Hildesheim werd geopend door de Königlich Hannöversche Staatseisenbahnen op 15 september 1853. Na de opening van de spoorlijn Elze – Löhne door de Hannover-Altenbekener Eisenbahn-Gesellschaft (HAE) voor vrachtverkeer op 19 mei 1875 en voor reizigersverkeer op 30 juni 1875, hierdoor was er doorgaande treinverkeer Hildesheim – Hameln – Löhne mogelijk. De HAE bouwde een tweede spoor tussen Elze en Hildesheim om het extra verkeer te verwerken. Op 1 januari 1880, toen de lijn werd genationaliseerd door de overheid van Pruisen, welke alle spoorwegen van Hannover had overgenomen na de Duitse Oorlog. Een spoorlijn liep van Nordstemmen naar Rössing door de plaats Lauenstadt naar de molen Calenberg in Schulenburg. De suikermolen in Nordstemmen werd in 1865 opgericht en kreeg zijn eigen zijlijn.

In 1896 was er een plan voor een 22,3 kilometer lange meterspoorlijn van Nordstemmen via Barnten, Schulenburg, Adensen, Hallerburg, Alferde, Eldagsen en Alvesrode naar Springe, welke gebruikt zou worden voor zowel reizigers- als goederentreinen. De meterspoorlijn zou 100.000 reizigers en 30.000 ton vracht per jaar vervoeren (inclusief de suikerbieten voor de suikermolen in Nordstemmen). De bouw van de meterspoorlijn faalde doordat de inwoners van Eldagsen en zijn boeren geen spoorlijn wilde door hun dorp.

Sinds de opening van de hogesnelheidslijn Hannover – Würzburg in 1991, nam het doorgaande treinverkeer door Nordstemmen sterk af. Vandaag de dag rijdt er elk uur een trein van metronom tussen Uelzen, Hannover en Göttingen. Naast de goederentreinen, rijden er nog enkele Intercity’s van de Deutsche Bahn door station Nordstemmen en stoppen hier ook. Tevens is er elk uur nog een regionale stoptrein van NordWestBahn tussen Hildesheim en Löhne.

Het station is gebouw ten noorden van Nordstemmen langs de weg naar Rössing. De spoorlijn liep langs het dorp richting het westen naar Elze. Er waren vier onbeveiligde overwegen ten zuiden van het station in 1853, welke toegang boden naar het Ooibos Nordstemmen Holz in het westen en via een touwbrug, die niet meer bestaat, naar Schulenburg. De weg welke nu onderdeel is van de K505 naar Adensen werd gebouwd in 1935.

Station Nordstemmen was in eerste instantie geopend als doorgaand station langs de spoorlijn van Hannover naar Alfeld op 1 mei 1853. Met de opening van de lijn naar Hildesheim door de Koninklijke Hannoverse staatsspoorwegen op 15 september 1853, werd het station een knooppunt. Het stationsgebouw kwam tussen de beide spoorlijn te staan op een eilandperron zonder een directe verbinding met de weg (vorkstation). De spoorwegen in die tijd vervoerde naast reizigers ook geregistreerde bagage, vracht, post, pakketten en telegrammen. Het gebouw op het eilandperron werd in 1853 als voordeel geoden, zodat de treinen uit elke richting langs het stationsgebouw stoppen. Hierdoor kan bagage eenvoudig worden overgeladen van de ene trein naar de andere zonder een spoor te hoeven oversteken.

In 1853 had het station enkele gebouw rond de sporen. De toegang tot het station was via een overpad welke was beveiligd met slagbomen; hiernaast stond het huisje van de overwegwachter. Reizigers werden van het station naar hun eindbestemming vervoerd per wagen.

Het station breidde uit met diverse gebouwen. Het was één van de grootste werkgevers van Nordstemmen: een stationschef, een kassier, een stagiair, drie telegrafisten, een magazijnmanager, twee wagenpersoneel, twee treinladers, een kruier, zeven rangeerders en een assistent werkte op het station in 1878.

Nordstemmen had vijf schaapkooien en was een bestemming van herders en handelaren welke zelfs uit Nederland kwamen op hier schapen te verhandelen. Het station had een laadperron en bakstenen stallen. Wanneer hekken werden geplaatst, konden de schapen direct van de stallen via het perron naar de wagons lopen.

In 1870 de sporen ten noorden van het station hadden een overweg, welke leidde naar de suikerfabriek, en ten zuiden in de straat Marienbergstraße. In 1871 werd er een ijspakhuis ten oosten van de sporen voor de stationsrestauratie.

Veel spoorwerkers kwamen in Nordstemmen wonen waardoor het boerendorp zich uitbreidde richting het station.

De voormalige Koning George V van Hannover koetshuis werd gebouwd ten noorden van het stationsgebouw op het terrein tussen de twee spoorlijnen. Dit koetshuis is bewaard gebleven cool football jerseys. Het werd gebruikt voor de exploitatie door de Deutsche Bahn en ten noorden is er een parkeerterrein gekomen welke te bereiken is vanaf de L410.

Tussen 1905 en 1908 werd een langgerekte wagenloods gebouwd ten zuiden van het station ter vervanging van een kleinere wagenloods, waarvan het noordelijke gedeelte gebruikt wordt voor de verzending van expresgoederen en het zuidelijke deel voor postafhandeling. Deze wagenloods is bewaard gebleven en heeft een monumentale status gekregen. Tot het einde van de twintigste eeuw, het noordelijke deel werd afhankelijk gebruikt als loket en als wachtruimte tot het depot compleet gesloten was. Het terrein van de wagenloods was niet openbaar toegankelijk vanaf 2007. In 2012 en 2013 het depot werd gerenoveerd in kader van het werkverschaffingsproject Quaß (het project voorziet opleiding en werk voor werklozen in plaats van een uitkering) en het gebouw werd omgebouwd tot werkplaats voor de renovatie van het stationsgebouw.

Deze wagenloods en het stationsgebouw waren tot 1914 vanaf de hoofdweg te bereiken via een bewaakte overweg ten zuiden van de wagenloods. Sinds 1914 is er een tunnel die een veilige toegang biedt tot de wagenloods, toiletgebouw en het stationsgebouw.

Tot ongeveer 1970, het zakelijkcentrum van Nordstemmen bevond zich langs de hoofdweg (nu L410), dit verplaatste zich naar de nieuwe woonwijken in het centrum en ten zuidoosten van Nordstemmen.

Tussen 1961 en 1963, portalen werden geplaatst in Nordstemmen voor de elektrificatie van de Noord-Zuidlijn (tussen Hannover en Würzburg). De eerste elektrische trein reed tussen Hannover en Eichenberg op 26 mei 1963 en van Nordstemmen via Hildesheim naar Lehrte op 29 mei 1965.

Tot wel 420 treinen reden dagelijks door het station in 1980. Dit veroorzaakte lange wachttijden bij de overwegen. Deze werden vervangen in 1981 en 1982 door een brug in de regionale weg K505 naar Adensen en een voetgangerstunnel ten zuiden van het stationsgebouw.

Het stationsgebied werd voor het laatst verbouwd in 2006 voor €3,8 miljoen. De nieuwe perrons van de sporen 1,2 en 3 zijn verhoogd naar 76 centimeter en 190 meter lang, spoor 11 is 55 centimeter hoog en 90 meter lang. De perrons zijn aangepast aan de treinen die er gebruik van maken en bieden een drempelloze instap naar de trein, hierdoor zijn de treinen toegankelijke voor minder valide. De perrons kregen tevens ribbeltegels voor slechtziende, transparante abri’s, banken en prullenbakken footbal jersey. Nieuwe omroepinstallaties, verlichting, radiografische klokken, vertrekdisplays en nieuwe lichtseinen completeerde de renovatie. Het station kreeg hellingen voor invalide en verharding in de tunnel naar de straat Hauptstraße. Parallel naast de werkzaamheden van Deutsche Bahn, de gemeente Nordstemmen spendeerde €4,3 miljoen in de stationsomgeving. Hiermee werd het voormalige goederenemplacement geasfalteerd voor een Parkeer en Reis-terrein, een fietsenstalling en een bushalte. Het parkeerterrein is te bereiken via een voetgangerstunnel vanaf de perrons. De deelstaat Nedersaksen betaalde ongeveer €3 miljoen voor de werkzaamheden, de bond betaalde ongeveer €5,5 miljoen van de totale kosten van ongeveer €8 miljoen.

Het station wordt bediend door treinen van metronom tussen Uelzen, Hannover en Göttingen, en door treinen van NordWestBahn tussen Hildesheim, Hameln, Löhne en Bünde. Daarnaast stoppen er enkele Intercity’s in Nordstemmen wanneer deze niet via de HSL rijden maar via de oude spoorlijn tussen Hannover en Kassel.

Het stationsgebouw is gebouwd tussen 1853 en 1854 door de aannemer Bahr naar een ontwerp van de architect Julius Rasch en later van de architect Conrad Wilhelm Hase. Julius Rasch was in die tijd directeur van bouwwerkzaamheden van de Koninklijke Hannoverse Staatsspoorwegen.

Conrad Wilhelm Hase ontwierp het stationsgebouw van een mix van de stijlen Baksteenromaans en Baksteengotiek in neostijl. Hij gebruikte bakstenen in diverse kleuren met voornamelijk de primaire kleuren rood en geel. De plattegrond van het gebouw is symmetrisch op zowel de lengte als de breedte as.

Een brede één verdieping tellende centraal gedeelte met een zadeldak heeft een rechthoekige basis. Aan de noord- en zuidzijde zijn er twee meerdere verdieping tellende hoekgebouwen met een tentdak en heeft een vierkante basis. De twee hoekgebouwen hebben uitstekende winkelgevels aan hun voorzijden en 12 meter hoge blinde gevels die zijn omgeven door pilaren en torens die hoger zijn dan de gevels zelf. Algeheel, het stationsgebouw heeft een lengte van 63,38 meter, een brede van 15,8 meter een oppervlakte van 1.080 m² en een bouwvolume van 12.000 m³.

In 1977 verhuisde de Deutsche Bundesbahn een kantoor van Nordstemmen naar station Elze (Han). Het stationsgebouw was niet langer meer nodig en werd voor reizigers gesloten in 1988. Het meubilair, de ramen en het originele glas is niet meer beschikbaar.

In 2000 werden de kenmerkende schoorstenen die de vorm van het station bepaalde werden verwijderd door vergroot instortingsgevaar. De ramen en de deuren werden met spaanplaten afgedekt om vandalisme te voorkomen. In juli 2001 werd er brand gesticht in het midden van het gebouw. Alleen delen van het dak werden beschadigd.

In 2002 en 2003 werd het gebouw onderzocht op de fysieke gesteldheid en de mate van schade die het gebouw had. In de constructie van het gebouw bleek dat het hout was geïnfecteerd met de schimmel echte huiszwam, wat zorgde voor ernstige verslechtering van het dak en de houten constructie. Bijna het hele gebouw leed onder de schimmel. De eerder afgesloten ramen werden vervangen door roosters, het plafond werden ondersteund omdat er kans was op instorting en het dak kreeg een nieuwe dakbedekking. Omdat er geen koper was gevonden voor het monumentale gebouw, heeft de Deutsche Bahn aan de Eisenbahn-Bundesamt in Hannover in de zomer van 2005 gevraagd of het pand gesloopt mag worden. De Deutsche Bahn zal het gebouw vervangen voor een moderner variant die voldoet aan de eisen van deze tijd and football socks.

Er zijn veel discussies over het renoveren en het hergebruiken van het gebouw, maar er is nog steeds geen overeenkomst bereikt waardoor de sloop van het gebouw onvermijdelijk lijkt.

Krystyna Kuperberg

Krystyna M. Kuperberg (born Krystyna M. Trybulec; 17 July 1944) is a Polish-American mathematician who currently works as a professor of mathematics at Auburn University and is the former Alumni Professor of Mathematics there.

Her parents, Jan W. and Barbara H. Trybulec, were pharmacists and owned a pharmacy in Tarnów. Her older brother is Andrzej Trybulec basketball uniforms cheap. Her husband Włodzimierz Kuperberg and her son Greg Kuperberg are also mathematicians, while her daughter Anna Kuperberg is a photographer.

After attending high school in Gdańsk, she entered the University of Warsaw in 1962, where she studied mathematics. Her first mathematics course was taught by Andrzej Mostowski; later she attended topology lectures of Karol Borsuk and became fascinated by topology.

After obtaining her undergraduate degree, Kuperberg began graduate studies at Warsaw under Borsuk, but stopped after earning a master’s degree. She left Poland in 1969 with her family to live in Sweden, then moved to the United States in 1972. She finished her Ph.D. in 1974, from Rice University, under the supervision of William Jaco. In the same year, both she and her husband were appointed to the faculty of Auburn University.

In 1987 she solved a problem of Knaster concerning bi-homogeneity of continua. In the 1980s she became interested in fixed points and topological aspects of dynamical systems. In 1989 Kuperberg and Coke Reed solved a problem posed by Stan Ulam in the Scottish Book. The solution to that problem led to her well-known 1993 work in which she constructed a smooth counterexample to the Seifert conjecture. She has since continued to work in dynamical systems.

In 1995 Kuperberg received the Alfred Jurzykowski Award from the Kościuszko Foundation double walled glass water bottle. Her major lectures include an AMS Plenary Lecture in March 1995, an MAA Plenary Lecture in January 1996 bottle belt running, and an ICM invited talk in 1998. In 2012 she became a fellow of the American Mathematical Society.